dimanche 4 avril 2010

Biodiversité : échec à Doha, agir à Paris

Si 2010 est l'année internationale de la biodiversité, c'est qu'il y a urgence : la moitié des espèces vivantes que nous connaissons sur Terre pourrait disparaître d’ici un siècle, avec des conséquences graves quant à l'équilibre des écosystèmes et à la fourniture de biens irremplaçables et indispensables à notre survie tels que nourriture, oxygène, matières premières. Hélas, trois mois après l’échec retentissant de la conférence de Copenhague, c’est à Doha qu’à nouveau la communauté internationale a échoué à s'entendre : ni le thon rouge de l’Atlantique, ni l’ours polaire, ni les coraux, ni les requins ne verront leur commerce interdit ou règlementé. En France, le Grenelle de l'Environnement vient de prendre du plomb dans l'aile avec le renoncement du Président de la République à créer un embryon de fiscalité écologique. L’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi Grenelle 2 sera un test, notamment sur les trames vertes et bleues nécessaires à la promotion de la biodiversité.

Mais dans la bataille politique pour l’écologie, les collectivités locales ont aussi leur rôle à jouer. Rien qu'à Paris vivent plus de 2000 espèces de plantes sauvages et de champignons, et autant d'espèces animales ! Notre agglomération, très dense, est surtout un carrefour biogéographique où la préservation de corridors écologiques est un enjeu fondamental, d’ores et déjà pris en compte dans le PLU parisien et par l’adhésion de la Ville à Natureparif. Par ailleurs, Paris met en oeuvre une gestion différenciée de ses espaces verts, parmi lesquels nombreux sont ceux labellisés en gestion écologique.

Avec Michèle Blumenthal, nous avons souhaité que les deux semaines qui viennent soient consacrées à la promotion de la biodiversité dans le 12e. Des opérations concrètes seront lancées telles que l'inauguration d'un pigeonnier square Saint-Eloi et l'installation d'une végétalisation expérimentale place "sans nom" (angle des boulevards Reuilly/ Picpus). De multiples actions artistiques et pédagogiques ("Y'a du monde au lac", le Carnaval des écoles...) nous feront découvrir et mieux comprendre la biodiversité en Ville.

Cette quinzaine permettra en outre le lancement dans le 12e du plan parisien pour la préservation et le renforcement de la biodiversité. Ce plan fait l'objet d'une démarche participative incluant des ateliers citoyens autour d'un secteur pilote dans notre arrondissement. Il aboutira à la rédaction d'un livre blanc et au vote d'une délibération en Conseil de Paris. La présentation de ce plan aura lieu le mardi 13 avril à 19h00 à la Mairie du 12e en présence de Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris chargée des espaces verts. Ce sera aussi l'occasion de recruter des habitants volontaires pour participer à cette démarche.

Pour plus d’information :
- ma communication au dernier conseil d’arrondissement
- le programme complet de la quinzaine sur le site de la Mairie du 12e
- le dossier biodiversité sur le site de la Ville de Paris

samedi 3 avril 2010

Appel à la mobilisation citoyenne !

La répression de la grève des travailleurs sans papiers se poursuit. Jeudi, les forces de l’ordre ont évacué le piquet de grève de la rue du Regard (Paris 6e), et celui de l’avenue Daumesnil dans le 12e, où les grévistes campaient sur le trottoir après avoir été expulsés du local Randstad une semaine auparavant.

Je ne reviendrai pas sur le contexte politique (voir mon article précédent). L’heure est plus que jamais à la mobilisation. A cet égard, je regrette vivement que mon parti, le PS, n’ait pas signé l’Appel unitaire à la mobilisation citoyenne autour duquel les organisations de gauche se sont réunies jeudi. Je rejoins complètement Pascal Cherki à ce sujet.

Le comité de soutien du 12e a décliné localement l’appel à la mobilisation citoyenne. Le parti socialiste du 12e est signataire de ce "manifeste" dont voici le texte (il est consultable aussi sur le site du collectif) :

Manifeste pour une mobilisation citoyenne

Depuis 18 mois, les travailleurs sans-papiers du XIIe sont en grève. Ils ont occupé l’agence Randstat au 30, avenue Daumesnil jusqu’à leur évacuation par les forces del’ordre le 24 mars. Ils ont alors décidé de maintenir le piquet devant l’agence sur le trottoir. Le 1er avril, 7 cars de CRS sont venus, sur ordre de la préfecture, démonter la tente et déloger les grévistes. C’est une nouvelle atteinte violente aux droits des travailleurs. Ce même jour, les forces de l’ordre ont également évacué le piquet FAB SAB de la rue du Regard.

Après avoir été désavoué dans les urnes, et au lendemain de la présentation par M. Eric Besson en Conseil des Ministres de son nouveau texte sur l’immigration, le gouvernement a décidé d’employer la manière forte et de déclencher une offensive généralisée contre le mouvement de grève des travailleurs sans-papiers.

Nous, comité de soutien du XIIe regroupant associations, syndicats, partis politiques et simples citoyens appelons tous les habitants et travailleurs du XIIe à signer avec nous ce manifeste et à appeler à une mobilisation citoyenne pour :

- CONDAMNER CES ÉVACUATIONS qui constituent une atteinte au droit de grève de ces travailleurs
-RÉAFFIRMER NOTRE SOUTIEN À LA GRÈVE DES SALARIÉS SANS-PAPIERS qui travaillent en France depuis de nombreuses années, cotisent, paient des impôts et font le travail dont personne ne veut
- EXIGER LEUR RÉGULARISATION IMMÉDIATE
- INSTAURER UNE PROTECTION CITOYENNE AUTOUR DES GRÉVISTES
- PARTICIPER À LA SOLIDARITÉ active et financière
- Marquer notre volonté d’organiser, en accord avec les grévistes et les 11 organisations syndicales et associatives qui coordonnent le mouvement, des initiatives fortes de mobilisations et de solidarité pour obtenir une circulaire définissant des critères larges, ouverts et objectifs de régularisation des salariés sans-papiers.


Comité de soutien aux travailleurs sans-papiers grévistes du 12e : SUD PTT 12e, SUD Rail 12e, UL-CGT12e, ATTAC 12e, Ligue des Droits de l’Homme 12e, Commune Libre d’Aligre, Collectif de Vigilance Paris 12e pour les droits des étrangers/RESF, CNT-nettoyage, PS 12e, PC 12e, Les Verts 12e, Gauche Alternative 12e, NPA 12e, PG 12e et les citoyens solidaires.

jeudi 25 mars 2010

Agence Randstad évacuée : des lendemains d'élections qui déchantent

Hier matin, mercredi 24 mars, la préfecture de police a brutalement évacué les travailleurs "sans papiers" en grève qui occupaient depuis 18 mois l'agence d'interim Randstad du 30 avenue Daumesnil.

Moins de trois jours après sa cuisante défaite électorale, la droite gouvernementale confirme sur le terrain la leçon qu'elle semble tirer de ce scrutin : à droite toute ! Et l'adversaire, ce sont d'abord les salariés. Les salariés sans papiers, dont le gouvernement refuse de reconnaître le droit au séjour faisant régner l'arbitraire dans les préfectures, alors qu'ils travaillent ici, cotisent à la Sécu et se font exploiter par des entreprises souvent peu scrupuleuses. L'adversaire, ce sont aussi les centaines de milliers de salariés qui ont défilé mardi dernier pour défendre leur pouvoir d'achat, leurs retraites, leurs emplois.

L'adversaire, c'est en même temps l'étranger, bouc-émissaire des difficultés sociales, cible depuis 2007 du ministère de l'identité nationale. Sarkozy pensait avoir définitivement récupéré l'électorat frontiste... Las ! Le FN se refait une santé aux régionales, et voilà la droite gouvernementale prise à nouveau au piège de l'inévitable surenchère nationaliste et xénophobe.

Evacués deux jours après la fin de la trêve hivernale, sans revenus (grévistes depuis 18 mois !!!), nos camarades sont depuis hier dans la rue, désespérés, avec toutes leurs affaires, sur le trottoir devant l'agence du 30 avenue Daumesnil. Les appels se multiplient (voir ci-dessous), auprès de Randstad pour qu'ils rouvrent l'agence, et surtout auprès de la préfecture pour qu'ils soient régularisés. Les élus ainsi que le comité de soutien du 12e se mobilisent. Et la CGT bien-sûr, qui mène depuis 2008 un travail de titan, trop méconnu, pour faire avancer la cause des travailleurs sans papiers.

L'urgence est aujourd'hui que le Gouvernement reçoive les onze organisations de soutien et qu'une discussion s'ouvre enfin pour établir rapidement - comme le réclament y compris certaines organisations patronales (CGPME...) - des conditions simples, objectives et transparentes de régularisation des travailleurs sans papiers, avec une égalité de traitement sur l'ensemble du territoire national.

à consulter :
Communiqué du comité de soutien du 12e
Communiqué des élus du 12e

samedi 23 janvier 2010

Téléphonie mobile : besoin de service public

C’est une petite bombe dans le monde des télécoms qu’a lancé Bertrand Delanoë à l’occasion de ses voeux pour 2010 ! La Ville de Paris souhaite déployer un réseau mutualisé de micros antennes relais qui pourrait se substituer progressivement aux antennes actuelles. Installé sur le mobilier urbain, ce réseau de téléphonie mobile permettrait à terme une forte réduction de la puissance d’émission des antennes, tout comme des téléphones, sans dégradation de service. Ainsi la Ville de Paris montre à l’Etat la voie à suivre pour concilier le besoin de meilleures performances technologiques – les téléphones multimédias ont décuplé les usages – et l’inquiétude croissante sur les effets sanitaires des ondes, validée par le dernier rapport de l’Affset sur les radiofréquences d’octobre 2009 qui invite les pouvoirs publics à poursuivre les recherches et dans l’attente, à envisager la réduction des niveaux d’exposition de la population.

Paris avait déjà été pionnière en signant en 2003 une charte de bonne conduite avec les trois opérateurs, incluant un processus de concertation ainsi – fait unique en France – qu’un seuil maximum d’exposition de la population fixé à 2 V/m en moyenne sur 24 heures, soit bien en dessous des seuils réglementaires. Mais ces dernières années, y compris dans la Capitale, les conflits se sont multipliés entre des opérateurs peu scrupuleux, confrontés à la saturation de leurs réseaux, et des riverains – soutenus par des associations nationales très mobilisées – criant au scandale sanitaire et réclamant l’application d’un seuil d’exposition de 0,6 V/m en pic – une valeur arbitraire retenue par certains chercheurs en 1999 comme un compromis possible entre technologies hertziennes et protection sanitaire.

Or l’Etat tarde à prendre ses responsabilités. Il aura fallu que la justice ordonne en 2008 les premiers démontages d’antennes pour que le Gouvernement finisse par organiser au printemps dernier un « Grenelle des Ondes » aboutissant à des conclusions ministérielles bien décevantes, hormis l’expérimentation menée actuellement dans plusieurs villes françaises de l’abaissement des niveaux d’expositions aux ondes (à Paris dans les 14e et 15e arrondissements). En matière de téléphonie mobile, 2009 aura surtout été marquée par l’attribution d’une 4e licence d’opérateur à Iliad (Free), l’Etat espérant ainsi aboutir à une baisse des tarifs hexagonaux régulièrement classés parmi les plus élevés d’Europe – à croire que la libre concurrence ne fonctionne pas toujours au profit du consommateur ! Quand les Français attendaient le lancement d’études sanitaires, le déploiement encadré des antennes relais et la révision des seuils d’exposition aux ondes selon le principe de précaution, le gouvernement a jugé plus urgent d’autoriser, pour 240 millions d’euros, le déploiement d’un réseau supplémentaire de téléphonie mobile.

Pour concilier service universel, performances technologiques et protection de la santé, il conviendrait aujourd’hui de faire entrer la téléphonie mobile dans le champ du service public de télécommunications – limité par la loi de juillet 1996 à la téléphonie fixe – sous la forme d’un unique réseau public, partagé entre les différents opérateurs. Cette logique de service public appliquée aux réseaux de télécommunications devrait aussi accompagner le déploiement de la fibre optique. On sait aujourd’hui que pour déployer le « très haut débit », il suffirait à France Télécom de remplacer les parties terminales de son réseau actuel, encore en cuivre, par de la fibre optique. Or là encore, soucieux avant tout de garantir la « libre concurrence », l’Etat a cherché à mettre d’accord les divers opérateurs privés pour qu’ils acceptent de partager les investissements et les infrastructures, ce qui devrait aboutir à un patchwork de réseaux... dans les seules zones denses (environ 5 millions de foyers) ! Pour déployer la fibre optique dans le reste de la France, l’Etat vient d’annoncer qu’il investira près de deux milliards d’euros au titre du grand emprunt. Mais il n’est même pas sûr que cet investissement public suffise à convaincre les opérateurs de prendre un risque financier dans des zones qu’ils jugent non rentables.

jeudi 10 décembre 2009

Soutien aux travailleurs sans-papiers en grève dans le 12e


Un voeu en soutien aux travailleurs sans-papiers en grève dans le 12e a été voté par notre Conseil d'arrondissement, le 7 décembre dernier, à l'initiative de la majorité municipale. Voici le texte de mon intervention en séance pour présenter le voeu, ainsi que le voeu lui-même :

En 2008, un premier mouvement de grève avait mis en lumière auprès des Français la situation inacceptable de nombreux travailleurs étrangers sans papiers en France. Ce sont des salariés à part entière, qui participent à la solidarité nationale en payant des cotisations sociales, pour beaucoup des impôts, et pourtant, qui se voient déniée la pleine reconnaissance de leurs droits, et notamment de leurs droits sociaux. Ce sont souvent des travailleurs qui constituent une main d’oeuvre bon marché, à la merci d’entreprises souvent peu scrupuleuses.

Déjà à cette époque, en 2008, notre Conseil d’Arrondissement avait émis un voeu de soutien à la demande de régularisation de 63 salariés grévistes du 12ème arrondissement. Hélas, la situation ne s’est guère améliorée depuis et à vrai dire, disons-le, c’est toute la politique d’immigration menée depuis 7 ans par le Gouvernement qui a entraîné le pourrissement de la situation. On peut citer, en dehors de la situation des travailleurs sans papiers, on peut citer par exemple le placement d’enfants en rétention, ou encore les démembrements ou l’expulsion de familles dont les enfants sont scolarisés en France.

Concernant les travailleurs étrangers demandant leur régularisation et suite au mouvement social de 2008, très peu de régularisations ont été accordées, avec surtout une grande incohérence entre les différentes préfectures dans ces mesures exceptionnelles de régularisations. C’est pourquoi, au début du mois d’octobre 2009, d’une part, beaucoup de syndicats et d’associations ont écrit au Premier Ministre pour lui demander de clarifier, d’ouvrir et d’uniformiser les modalités de régularisation par le travail, et cette demande faite au Premier Ministre a marqué le début d’un deuxième mouvement de grève qui, aujourd’hui, rassemble en France plus de 5.000 grévistes travailleurs sans papiers. Là-dessus, clairement, le Gouvernement reste toujours fermé à ces demandes pourtant légitimes. D’une part, on constate que de plus en plus de procédures expéditives répondent à ces grévistes, et par ailleurs, la récente circulaire de Monsieur BESSON est remarquablement vide et floue, elle laisse à nouveau une très large interprétation à l’arbitraire des préfectures et avec en plus, un certain nombre d’éléments inacceptables qu’il faudrait aussi souligner.

Pour revenir à la situation dans le 12ème arrondissement parce que c’est quand même ce qui nous intéresse nous, Conseil d’Arrondissement, ce sont près d’une centaine de travailleurs grévistes qui réclament aujourd’hui leurs régularisations dans le 12ème arrondissement. Ce sont en particulier les salariés intérimaires d’ADECCO et de VEDIORBIS RANDSTAD, en grève depuis plus d’un an. Ce sont aussi les salariés de l’AFTAM et d’ISS qui sont en grève depuis le mois d’octobre. Tous travaillent depuis longtemps dans le bâtiment, dans la restauration, dans le secteur de la propreté, ou encore chez des sous-traitants de la SNCF et de la RATP. Ce sont des travailleurs à part entière de la société française, ce sont des hommes et des femmes qui contribuent aussi à enrichir la France d’un point de vue culturel, comme l’ont fait des générations d’immigrés, tout au long de l’histoire de notre pays.

C’est pourquoi, je vous propose, au nom de la Majorité Municipale, le voeu suivant :

Téléchargez le voeu en format pdf.

Délibération-Voeu adoptée à la majorité absolue des suffrages exprimés.
(DELIB 12-2009-272 VOEU)

vendredi 3 juillet 2009

L'école publique en danger


En tant que secrétaire fédéral à l'éducation du PS parisien, je suis intervenu à la table-ronde "Education" du Printemps des Luttes pour la défense des services publics, organisé le 20 juin 2009 à Paris (Stalingrad) par le collectif francilien de défense et de promotion des services publics. Voici le texte de mon intervention :

Il n’est pas exagéré de dire que l’école publique est en danger, attaquée de tous côtés, depuis la petite enfance avec les « jardins d’éveil » et avec la remise en cause de la maternelle utilisée comme variable d’ajustement budgétaire, jusqu’à l’université et la recherche, cibles du Gouvernement dès le lendemain de l’élection présidentielle (loi LRU).

Dans le monde de l’éducation et de la recherche, la colère le dispute au désarroi. Et à une forme de peur, de plus en palpable chez beaucoup d’enseignants, d’éducateurs, de chercheurs, d’associatifs, de parents d’élèves… Alors que nous avions démocratisé l’enseignement secondaire dans les années 1980-1990, avec notamment la création du lycée professionnel, beaucoup ont le sentiment de vivre aujourd’hui un retour un arrière, marqué par la stagnation de l’accès au baccalauréat à 64 % d’une génération, ou encore par la tendance régressive du taux de poursuite d’études dans l’enseignement supérieur.

Une forme de peur… Car à travers ces statistiques et toutes les mesures prises par la droite, beaucoup ont le sentiment de vivre, peut-être pour la première fois, une rupture du consensus social qui s’était construit autour de l’éducation et de l’école publique, consensus indispensable au bon fonctionnement de notre république démocratique.

Oui, les dites « réformes » menées par la droite marquent une rupture, car elles sont portées, certes, par une logique financière : l’atelier suivant abordera la question de la RGPP et de la manne financière que constitue le Ministère de l’Education Nationale aux yeux de Bercy, rappelons toutefois que la dépense publique d’éducation représentait encore 7,3% du PIB en 2000 contre 6,6% en 2007. Mais ces mesures répondent surtout à une idéologie de casse du service public par l’introduction du libéralisme dans l’éducation nationale, donc de la « libre concurrence » systématique.

Pour lire la suite, téléchargez l'intervention complète en format pdf.

Je vous invite aussi à consulter le blog Agir pour l'éducation du Parti socialiste, où vous trouverez un bilan complet de la casse de l'école publique opérée par la droite.

lundi 30 mars 2009

Agir "durable" dans le 12e


Comment bien vivre aujourd'hui sans mettre en péril l'avenir de nos enfants et de nos petits-enfants ? Le développement durable consiste à prendre en compte les conséquences à long terme de nos activités actuelles. Il implique la participation de nous tous.

Penser en terme de développement durable, c’est agir pour que la conférence de Copenhague sur le changement climatique, qui se tiendra en décembre 2009, amplifie les engagements de Kyoto pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. C’est agir pour un commerce international équitable et pour accroître l’aide au développement des pays pauvres.
C’est encore exiger l’application des engagements pris par le gouvernement lors du Grenelle de l’Environnement en 2007…

LOCALEMENT, notre action peut-être décisive, comme vous pourrez le constater à travers la projection du documentaire “Energie : le futur à contre courant ”, que nous invitons à découvrir à la Mairie du 12e, le vendredi 3 avril. Cette projection sera suivie d’un débat sur les énergies de demain.

Depuis 2001, la Ville de Paris pense en terme de développement durable : on peut citer le Tramway, attendu dans notre arrondissement pour 2012, la réalisation de logements sociaux en haute qualité environnementale, ou encore la gestion écologique des espaces verts parisiens. Par exemple, un prototype de végétalisation aux divers atouts écologiques sera installé temporairement, à partir du 1er avril, sur la très minérale place Henri Frenay.

Les initiatives locales, citoyennes et associatives ne manquent pas dans notre arrondissement : jardins partagés, Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP), composts d’immeuble… Fiers de cette vitalité locale et déterminés à construire avec vous une ville durable, nous vous invitons à vous joindre nombreux aux événements organisés du 1er au 7 avril, mais aussi, et surtout, à faire vivre pleinement cette notion de développement durable tout le reste de l’année.

Michèle BLUMENTHAL
Maire du 12e arrondissement

Laurent TOUZET
Adjoint à la Maire du 12e, chargé des espaces verts, de l'environnement et du développement durable.

Programme de la semaine du Développement durable dans le 12e